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ADOLESCENTS
Troubles
du Comportement
L'ivresse du samedi soir
Depuis 2001 , on observe une diminution de la consommation d'alcool par
les jeunes. Mais, parallèlement un nouveau mode de
consommation est apparu : l'ivresse du samedi soir à la
place d'une consommation quotidienne. Les premiers concernés
sont les garçons.
A 12 ans, plus de la moitié des jeunes n'ont jamais bu
d'alcool. Entre 12 et 19 ans, les trois-quarts (76,4 %)
déclarent avoir consommé de l'alcool au cours de
leur vie, la bière étant la boisson la plus
régulièrement choisie. Et 23 % des adolescents
déclarent avoir consommé de l'alcool au moins une
fois par semaine au cours de la dernière année.
Les garçons consomment plus d'alcool que les filles
Le pourcentage de consommateurs hebdomadaires est nettement
différencié suivant les sexes : 30,1 % chez les
garçons, 15,7 % chez les filles. Il progresse de
façon importante suivant l'âge : de 5,7 %
à 12-14 ans, il touche près d'un jeune sur deux
(43,2 %) à 18-19 ans. A 18-19 ans, 2/3 des
garçons (68,5 %) ont connu au moins une ivresse contre
seulement 41,2 % des filles. En revanche, l'ivresse est une
expérience vécue par près de 40 % des
adolescents (45 % des garçons et 35 % des filles). A tous
les âges, les garçons connaissent en moyenne 2
fois plus d'ivresses que les filles. L'âge moyen de la
première ivresse est de 15,5 ans sans différence
entre les sexes. La proportion de jeunes qui a connu au moins dix
ivresses est de 8 % (13 % des garçons et 3 % des filles).
L'expérience de l'ivresse augmente beaucoup avec
l'âge.
L'ivresse du samedi soir
La plupart du temps, les jeunes boivent excessivement une fois par
semaine : le week-end, et plus particulièrement le samedi
soir, entre amis. L'alcool permet la fête, la
levée des inhibitions et renforce le sentiment
d'appartenance au groupe. A ce titre, les jeunes consomment de plus en
plus de bière à haut dosage d'alcool
(11°) et des Premix, ces cocktails d'alcool fort, vendus
à bas prix dans les supermarchés, qu'ils
consomment d'un seul trait pour l'ivresse qu'ils procurent. La
meilleure prévention auprès des jeunes reste
l'information précoce sur les différents produits
et les différents risques liés à leur
utilisation. Mais, les adolescents apparaissent beaucoup plus sensibles
aux effets "positifs" (convivialité, joie,
facilité de communication…) de l'alcool et
beaucoup moins concernés par ses effets négatifs
(effet dépressogène, conduites à
risques…).
Répercussions au quotidien
Cette considération a d'évidentes
répercussions sur la difficulté de la
prévention, en particulier auprès de ceux qui
boivent déjà. Mais globalement, le passage de la
consommation occasionnelle à la consommation
répétée, puis à la
dépendance, n'a lieu que pour une minorité qui
présente des troubles associés du comportement
qui doivent être pris en charge dans un cadre
thérapeutique adapté. Mais, pour tous, cette
consommation excessive et ponctuelle du samedi soir, la fameuse cuite,
est à l'origine de risques auxquels les jeunes sont
aujourd'hui particulièrement exposés : accidents
de la circulation, rapports sexuels à risques, violences (le
jeune n'est plus en état de se défendre ou, au
contraire, agresse les autres) et malaises (vertiges, vomissements,
perte de connaissance, coma éthylique…).
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