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ADOLESCENTS
Allergies alimentaires : les ados jouent avec le feu !
Des ados prennent trop de risques
Lecture aléatoire des étiquettes, oubli des
médicaments d’urgence… Les ados
atteints d’allergies alimentaires prennent de grands risques
avec leur santé. A l’heure où
l’amour fait souvent perdre la tête, les baisers
fougueux peuvent également se révéler
dangereux s’ils contiennent des allergènes.
Comment concilier allergie et adolescence ?
Les chercheurs ont enrôlé 174 allergiques
âgés de 13 à 21 ans : les trois quarts
étaient allergiques à la cacahuète, 82
% avaient déjà subi un choc anaphylactique et
plus de 52 % en avaient même déjà subi
au moins trois. Rappelons que les chocs anaphylactiques sont des
réactions allergiques très graves, face
auxquelles une injection d’adrénaline doit
être effectuée le plus rapidement possible
grâce notamment à des kits
d’auto-injection (Anahelp® ou Anapen®). Pour
savoir comment ces ados gèrent ce risque, des chercheurs
américains les ont invité à
répondre à un questionnaire1. Et les
réponses sont surprenantes :
- Seulement 74 % ont en permanence de l’adrénaline
sur eux. S’ils sont une large majorité
à l’embarquer en voyage (94 %), ils ne sont plus
que deux sur trois à l’avoir sur eux
lorsqu’ils vont chez des amis, un sur deux
lorsqu’ils portent des vêtements stretch (51 %) et
encore moins lorsqu’ils font du sport (43 %) ;
- Si les trois quarts surveillent tout le temps les
étiquettes alimentaires, 42 % admettent qu’ils
mangent quand même si celles-ci mentionnent "peut contenir
des traces d’allergènes" ;
- Quatre adolescents sur dix n’ont pas parlé de
leur allergie à leurs amis, alors que 68 % estiment
qu’éduquer leurs proches rendrait leur maladie
plus facile à vivre.
Autant de points qui soulignent l’importance d’une
bonne éducation thérapeutique pour une maladie,
dont le principal traitement reste l’éviction des
allergènes de l’alimentation.
La brosse à dents n’élimine pas les
allergènes !
En novembre 2005, une adolescente allergique de 14 ans
décédait après avoir
embrassé son ami qui avait mangé du beurre de
cacahuète. Même si depuis l’autopsie a
réfuté cette thèse, les risques du
"baiser allergique" existent bel et bien, même si la plupart
n’ont pas une issue dramatique.
Plus inquiétante encore, une récente
étude prouve ainsi que les allergènes peuvent
rester dans la bouche pendant de nombreuses heures. Après
avoir fait manger deux tartines au beurre de cacahuète
à dix individus, les chercheurs ont analysé la
salive de dix volontaires avant et après brossage des dents.
Résultat : même le plus consciencieux des
brossages ne permet pas d’éliminer totalement les
allergènes. Les allergènes ont disparus chez tous
les amateurs de tartine après 4 heures et demi, sans
même recourir à la brosse à dents
salvatrice. Selon les chercheurs, les recommandations devraient ainsi
inclure le brossage mais également l’attente de
plusieurs heures avant de pouvoir embrasser avec fougue votre ami(e)
allergique.
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