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CAPITAL
OSSEUX ET OSTEOPOROSE
L'ostéoporose, cette maladie de l'os qui provoque une
diminution de sa résistance, est favorisée par
une alimentation déséquilibrée ou
pauvre en calcium, en protéines et en vitamine D.
Pour éviter l’ostéoporose, les apports
en calcium de l’alimentation doivent couvrir les besoins.
Ceux-ci sont particulièrement élevés
à l'adolescence, au moment de la constitution du capital
osseux, et chez les femmes en période de
ménopause, pour pallier la
déminéralisation osseuse.
Le
Calcium protége nos os
Les principales sources de calcium sont bien sûr les produits
laitiers et, ce qui est moins connu, certaines eaux
minérales.
Quand une ostéoporose a été
confirmée par un examen de densitométrie, il vous
faut a fortiori consommer suffisamment de calcium, et avoir une
alimentation équilibrée. Il vaut mieux
également s'abstenir de fumer. Le tabac est
néfaste pour l'os à deux titres, d'abord par une
action directe sur les ostéoblastes, les cellules
constitutives de l'os, ensuite parce qu'il avance l'âge de la
ménopause. Contrairement aux idées
reçues, l’os n’est pas une
matière inerte mais un tissu vivant au coeur d’un
processus constant de démolition et de reconstruction. Quand
cet équilibre se rompt, l’os devient poreux.
C’est là qu’intervient
l’ostéoporose ou « maladie des os
fragiles ».
On a longtemps cru que l’ostéoporose
était une maladie exclusivement féminine. Bien
que les hommes soient également touchés, on sait
que le déficit en estrogènes (hormones sexuelles
féminines) favorise la perte osseuse. Cette influence est
particulièrement visible lorsque la ménopause
intervient précocement (avant 45 ans) ou fait suite
à une intervention chirurgicale. De la même
manière, une puberté tardive peut constituer un
facteur de risque.
Les
facteurs de risques
De larges études épidémiologiques ont
permis de mettre à jour plusieurs facteurs de risque :
- L’âge et le sexe :
La survenue de l’ostéoporose est tout
d’abord liée au sexe et à
l’âge. Si un homme sur huit est touché
après la cinquantaine, à cet âge une
femme sur trois en souffre. Cette proportion augmente avec les
années puisqu’une femme sur deux est
concernée après 75 ans.
Première explication : l’allongement de
l’espérance de vie. Ce qui permet
d’affirmer que l’on assistera dans les
années qui viennent à une véritable
épidémie d’ostéoporose.
Les femmes sont particulièrement touchées en
raison de la diminution de la sécrétion
d’oestrogènes à la
ménopause. Durant les 5 premières
années qui suivent l’arrêt des
règles, on estime que les femmes perdent 5 à 15 %
de densité osseuse, puis 2 % par an ensuite.
D’autres facteurs gynécologiques peuvent
être retenus : une puberté tardive, une
ménopause précoce par ovariectomie ou naturelle
(c’est-à-dire avant 45 ans), ou une
aménorrhée prolongée.
- Les facteurs génétiques :
Bien qu’il soit difficile d’assurer dans
l’état actuel des connaissances qu’il
existe un facteur génétique "pur", le capital
osseux d’une personne est souvent
déterminé par
l’hérédité. Plus sa
structure osseuse est légère, plus elle est
susceptible de développer une ostéoporose. Les
antécédents familiaux de fractures sont
l’un des indices recherchés par un
médecin face à un soupçon
d’ostéoporose.
Récemment, une prédisposition familiale a pu
être mise en évidence. Frères et soeurs
des personnes souffrant d’ostéoporose ont six fois
plus de risque d’avoir une faible densité osseuse
que la population générale.
- Un poids trop faible :
Une minceur excessive constitue un facteur de risque. Le tissu
graisseux est en effet capable de produire des estrogènes
(hormones féminines).
- L’origine ethnique :
Les sujets caucasiens (de type européen et asiatique) ont la
densité osseuse la plus faible. Celle des individus
à peau noire est plus forte.
- Les facteurs alimentaires :
Plus de trois tasses par jour de caféine et plus de deux
verres d’alcool sont autant de facteurs
pénalisants. De même,
l’inactivité physique est également
préjudiciable. Les apports en vitamine D et en calcium sont
en revanche à favoriser dans l’alimentation ou en
s’exposant raisonnablement au soleil. Les principales sources
de calcium sont le lait, les fromages et certains légumes.
Une supplémentation en calcium par des
compléments alimentaires peut s’avérer
une aide précieuse lorsque les apports journaliers provenant
de l’alimentation ne sont pas respectés.
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