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LE
GRIGNOTAGE
Manger est aussi nécessaire à
l’organisme qu’agréable à nos
sens : une oreille qui capte le bruit des légumes qui
rissolent, la vue d’une pâtisserie qui suscite
l’envie, des mains qui pétrissent une
pâte, un nez qui s’enivre des odeurs du basilic que
l’on effeuille et enfin un palais qui distingue chaque
saveur, sucrée ou salée.
Il a fallu des hommes pour trouver dans ce plaisir une source de
culpabilité. Manger crée parfois des scrupules.
Entre épicuriens et partisans d’un
ascétisme culinaire strict, il n’y a pas seulement
une morale qui sépare, ce sont aussi des modes de vie
différents, un équilibre complexe entre vie
privée et vie professionnelle qui sont venus bouleverser les
habitudes alimentaires de nos contemporains. Conséquence :
on mange de plus en plus entre les repas, on avale sur le pouce, on
dévore en marchant, entre deux portes, par
nécessité, par plaisir aussi.
Tout le monde grignote, ou presque (92% des
français). Mais on ne grignote – ni la
même chose, ni de la même manière -
selon l’âge, le lieu, l’heure, le
contexte et le besoin.
Ipsos Observer vient de passer au crible les comportements des
français vis à vis du grignotage. Dans un
contexte marqué par la multiplication des occasions de
consommation, le développement du nomadisme, la
déstructuration des repas,
l’infidélité croissante des
consommateurs, Ipsos Observer a développé
« ConsoTrack Snacking ». Cette étude
réalisée auprès d’un
échantillon national représentatif de 1819
individus âgés de 2 ans et plus propose de mieux
préparer les innovations de demain en résonance
avec les comportements et attentes en matière de snacking.
"ConsoTrack Snacking" révèle tous les
comportements des français vis à vis du
grignotage. On apprend par exemple que près de 6
Français sur 10 grignotent en matinée,
qu’ils sont 63% à grignoter devant la
télé et que la première raison est la
gourmandise devant le souhait de combler un « petit creux
». Cette étude permet surtout de rentrer dans le
détail des produits consommés : plus de 50
catégories de produits sucrés ou salés
sont passés au crible de cette étude
très complète sur le sujet.
Pour synthétiser la richesse de l’information une
typologie faisant ressortir 6 groupes de grignoteurs
émergent :
Les Autruches : Complexées (25%)
Très présentes chez les femmes, les autruches
sont soucieuses de leur ligne, attentives à une alimentation
équilibrée, et qui prennent le temps de manger.
Elles ont un rapport complexe à l’alimentation.
Quand elles mangent en dehors des repas, les scrupules les assaillent.
Grignoter, la plupart du temps, elles évitent. Mais leur
péché c’est hélas la
gourmandise et elles succombent… pour, quelques seconde plus
tard, foncer vers la balance et décider que cette fois ci
c’est fini, demain : régime !!!
Les Castors : Hyper-actifs (20%)
Les castors sont particulièrement présents dans
la population féminine, souvent autour de la trentaine. Leur
alimentation cherche son équilibre entre les repas
d’affaires, les sandwiches commandés en urgence,
la barre de céréales engloutie pour tenir le
choc. Les castors sont sur la brèche, mangent sur le pouce,
sautent des repas, ne varient guère leur alimentation et
sont stressés. Résultats ils grignotent pour se
calmer et par gourmandise à la fois.
Les Chats : Réfractaires (17%)
Rebelles à toute alimentation composée
d’expédients. Ils sont difficiles et ne mangent
pas n’importe quoi. S’alimentent à heure
fixe, grignotent rarement. Retraités pour la plupart, ils
aiment préparer des petits plats, plébiscitent la
nourriture authentique et recherchent le plaisir partagé
d’un repas pris en commun. Les chats sont 17% des
français.
Les Lions : Voraces et épicuriens (14%)
Leur péché capital : la gourmandise. Ils mangent
par plaisir. Ils ont grand appétit, aucune
culpabilité à l’égard des
aliments. Ils savourent les nourritures terrestres comme la vie ;
décomplexés à
l’égard de leur ligne. Ils mangent
à n’importe quelle heure, grignotent mais pas au
détriment des repas traditionnels. Les lions sont 14% des
français.
Les Gloutons : Déstructurés (14%)
Ils sont souvent jeunes et ont une alimentation atypique et
déstructurée. Vissés devant leur
télévision ou leur ordinateur, ils mangent
n’importe quoi, n’importe quand. Ils surconsomment
des produits sucrés. Ils ne mangent pas, ils avalent, pour
tenir le coup ou par plaisir.
Les Moineaux : Petit appétit, petites faims (11%)
Ils approchent la plupart de la retraite, sont des petits grignoteurs.
Ils ne sont préoccupés ni par leur poids ni par
leur ligne mais ne sont pas gourmands non plus. La nourriture
c’est tout simplement pas leur truc.
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