|
Les
pouvoirs du soja
La protéine du soja contient tous les acides
aminés essentiels, ce qui en fait le seul aliment
végétal comparable à la viande, au
poisson et aux œufs, du point de vue des
protéines.
La protéine de soja est
riche en lysine, un acide aminé déficient dans le
blé et ses dérivés, mais pauvre en
méthionine. C’est pourquoi la consommation
simultanée de soja et de céréales est
très complémentaire.
La graine de soja contient des acides gras, surtout
insaturés, dont un taux appréciable
d’acides gras essentiels (acide linoléique et
acide linolénique), qui ont un effet préventif
sur les maladies cardio-vasculaires.
Par ailleurs, certains constituants du soja, comme les isoflavones, ont
des effets positifs reconnus sur la santé.
LES ISOFLAVONES
Les isoflavones sont des composés chimiques actifs naturels
qu’on appelle « phytochimiques » parce
qu’ils proviennent de plantes. Une fois
ingérées, elles agissent dans
l’organisme un peu à la manière des
hormones naturelles que sont les oestrogènes, bien
qu’avec une puissance environ 1 000 fois moindre.
L’action des isoflavones sur la cellule humaine est assez
complexe et varie selon l’organisme. Si l’organisme
produit trop d’œstrogènes, les
isoflavones peuvent bloquer partiellement leur effet
négatif, tandis que s’il y a
déficience, elles comblent une partie des besoins.
On trouve les isoflavones dans plusieurs aliments d’origine
végétale, notamment les légumineuses,
les oignons, les pommes, le vin rouge, les raisins, l’huile
d’olive, les agrumes et le thé (vert et noir).
C’est toutefois le soja qui en est la source la plus
substantielle (informations issues de PROTEUS).
REDUCTION DU CHOLESTEROL
Plusieurs études révèlent que
l’ingestion quotidienne de 25 grammes de protéines
de soja combinée à un régime faible en
gras entraîne une baisse substantielle du
cholestérol sanguin. On estime qu’il est
nécessaire que protéines et isoflavones soient
réunies pour obtenir un effet hypolipidémiant
maximal.
ISOFLAVONES ET MENOPAUSE
L’exemple des femmes asiatiques qui souffrent beaucoup moins
de bouffées de chaleur que les femmes occidentales, laisse
à penser qu’une consommation fréquente
d’aliments à base de soja (tofu, boisson de soja
et surtout protéine de soja), et donc riches en isoflavones,
réduit les manifestations de la ménopause. Les
isoflavones exercent une action faiblement oestrogénique.
ISOFLAVONES ET OSTEOPOROSE
Certaines données tendent à démontrer
que les isoflavones de soja pourraient jouer un rôle
protecteur contre l’ostéoporose chez les femmes en
périménopause et en postménopause.
Chez les femmes en périménopause, 40 grammes de
protéine de soja fournissant 80 mg d’isoflavones
ont produit une amélioration significative de la
densité et du contenu minéral des os
après 6 mois.
Chez les femmes ménopausées, 40 grammes de
protéine de soja fournissant 90 mg d’isoflavones
ont produit une amélioration significative de la
densité et du contenu minéral des os de la
colonne vertébrale après 6 mois. |